
Au
début était la contradiction. Le revêtement
routier doit être imperméable pour protéger
de l’eau la structure qui se trouve en-dessous. Ce n’est
qu’une des difficultés à résoudre lors
de la pose de béton poreux. Une autre était le liant
spécial requis pour le béton drainant et que le finisseur
ne doit pas déplacer lors de la pose. De plus, le béton
drainant compte certes parmi les revêtements de chaussées
les plus silencieux, mais sa durée d’utilisation jusqu’alors
très courte empêchait une application rentable. Trouver
une solution technique à ces problèmes a été
très laborieux. Les collaborateurs de VÖGELE n’ont
eu de cesse de tester et de développer, jusqu’à
ce qu’ils aient trouvé un procédé efficace.
Fondation du projet de coopération
« Routes silencieuses »
La source dominante de nuisance est le bruit des pneus sur la chaussée
à partir de 40 km/h pour les voitures, et à partir
de 70 km/h pour les camions. C’est pourquoi l’Institut
Fédéral Routier (BaSt) a lancé l’initiative
commune « Routes silencieuses », en coopération
avec plusieurs entreprises, parmi lesquelles VÖGELE. L’objectif
est de limiter le bruit à sa source : à l’interface
entre le pneu et la route. Le projet s’est donné comme
but de concevoir et de tester des matériaux de construction
routière permettant d’abaisser de 3 dB (A) le niveau
des bruits de roulement. Pour le revêtement, le BaSt a expérimenté
les matériaux insonorisants que sont le béton bitumineux
coulé, le béton lavé, le bitume poreux et le
béton classique. L’alternative à la réduction
des bruits de circulation est chère : en Allemagne, il existe
déjà 2.800 km de remblais antibruit. A l’avenir,
de nouvelles routes ne pourront être construites qu’en
combinaison avec ces ouvrages coûteux. « Contenir les
nuisances sonores des routes par des murs et des remblais est bien
; les empêcher de se former ou les réduire au départ
est encore mieux », souligne Angelika Mertens, la secrétaire
parlementaire d’Etat auprès du Ministère Fédéral
des Transports, pour expliquer l’intérêt du gouvernement
pour le projet « Routes silencieuses ».
Sur la route nationale 56 près
de Düren, la société F. Kirchhoff Straßenbau
GmbH & Co. KG a posé une portion d’essai constituée
de différents revêtements à l’aide d’un
finisseur VÖGELE SUPER 1800 (largeur de table 7,5 m). Cette
portion de route permet aujourd’hui de mesurer les émissions
sonores au moyen de capteurs. « Les premiers résultats
de recherche montrent qu’une réduction sensible du
bruit de l’ensemble pneus-chaussée est possible avec
des matériaux techniques aujourd’hui disponibles »,
dit Dr. Peter Reichelt, directeur de projet de l’Institut
Fédéral Routier.
Finisseurs pour un revêtement
routier silencieux
En termes de rentabilité et d’effet insonorisant, le
béton drainant est le matériau le plus prometteur.
Trouver une solution technique pour la pose a cependant été
très laborieux : VÖGELE a dû procéder à
un grand nombre de séries de tests sur son propre site d’essai
à Mannheim avant que les finisseurs soient en mesure de poser
du béton drainant pour la première fois sur des routes
publiques.
Au début, la couche adhésive
spécifique pour le béton drainant a posé problème.
Le finisseur doit poser celle-ci en une seule passe avec le béton
drainant. Pour résoudre cette tâche, VÖGELE a
modifié un finisseur standard sur chenilles. Les ingénieurs
ont pourvu la machine en vert-jaune d’un réservoir
supplémentaire incluant un agitateur pour le liant. Le réservoir
peut être rempli latéralement pendant le travail, permettant
ainsi d’éviter des arrêts générateurs
de raccords peu souhaitables. Afin que le film de liant ne soit
pas détruit par le passage des chenilles du finisseur, les
patins individuels ont été remplacés par une
construction à clous.
Le résultat
est impressionnant
La table à haut pouvoir
de compactage SB 250 TVP2 est conçue pour la pose de béton
: le dameur, le lestage de la table, la paroi frontale de la table
ainsi que le réglage de base de la lame de pression et du
dameur s’ajustent de manière optimale aux besoins du
béton drainant. Les résultats précis ne seront
publiés par l’Institut Fédéral Routier
qu’après achèvement des mesures sur la nationale
B 56 près de Düren, mais la tendance est claire : tous
les instruments de mesure des émissions sonores enregistrent
nettement moins de bruit que sur des routes conventionnelles, ce
que confirme le directeur de projet, M. Reichelt. La pose de béton
poreux s’écarte certes du procédé standard,
mais la solution technique est trouvée. Un mérite
de la société Joseph VÖGELE AG.
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